Rue Saint Benoît.

Une petite rue discrète, entre Le Flore et Les Deux Magots, bien connue des Germano-Pratins.
Descendez jusqu’au N°3 : Vous êtes au restaurant « Jazz Café Chez Papa »,
en plein cœur de Saint Germain des Près.
Poussez la lourde porte en bois : Vous êtes en plein cœur de New York, dans un loft aux murs griffés de centaines de signatures de gens célèbres ou inconnus, de gens de passage ou d’habitués.
Des graffitis tracés au couteau dans la chair des murs.
Donnez-vous la peine d’entrer, vous êtes chez vous : Il y a toujours une jolie table dressée de bleu qui vous attend.

A midi, c’est toute une gamme de hors d’œuvres qui swinguent sur le piano : Servez-vous ! Ou bien demandez le plat du jour au patron ou à son fils, à l’omniprésence discrète.
Vin en pichet ou "Château" ? Ils sont au diapason.
Ici, le temps passe doucement sous l’œil amusé des « Collectors 33 tours » introuvables de Sonny Rollins, Kenny Dorham, Bud Powell ou Thelonious Monk qui montent la garde au bord de la mezzanine ou l’on peut déjeuner discrètement entre amis ou mener de sérieux repas d’affaires.

Le soir, « Chez Papa » c’est une autre histoire : les vieux démons se réveillent...
Dès 21h30 le jazz s’ajoute à la carte avec un grand choix de duos piano-basse que viennent pimenter des musiciens de passage, chanteuse, flûtiste ou saxophoniste de renom….


Et comme il n’y a pas d’heure pour les noctambules, c’est souvent à l’aube que se referme la lourde porte du 3 rue Saint Benoît.

Avec le « Jazz Café Chez Papa », le cercle des jazzmen est loin d’être disparu !

Yves Lucas.

http://www.lesateliers.org